vendredi 12 août 2011

Lubumbashi: un homme de 40 ans engrosse sa fille de 15 ans

Depuis la mort de son épouse en 2006, M. Fidèle Kankonde, résident au quartier Kisanga dans la commune de Katuba à Lubumbashi, a pris la partie d’entretenir des relations coupables avec ses deux filles. Il vient ainsi de rendre grosse l’une d’elles.
Un homme de 40 ans répondant au nom de Fidèle Kankonde, résidant au quartier Kisanga dans la commune de Katuba, a rendu grosse sa propre fille biologique de 15 ans, prénommée Clarisse. Après le décès de son épouse en 2006, cet homme a pris l’habitude d’entretenir des rapports sexuels avec ses deux filles jusqu’à rendre grosse l’une d’elles.
Grâce à la vigilance des voisins, cette situation a été dénoncée auprès des autorités du quartier et cet homme a été appréhendé par l’unité de police pour la protection de la femme et de l’enfant dans une tentative de fuite à 15 km de Lubumbashi sur la route de Kasumbalesa. Ces deux autres filles ont été assignées en garde à la commune afin qu’elles puissent se décontenir des monstruosités de leur père.
Interrogé à visage voilé par la presse audiovisuelle locale, le père incestueux a plaidé coupable et a demandé pardon à Dieu, à ses filles et à tous les parents dont les consciences sont choquées par cet acte ignoble. Il a toutefois attribué ce comportement à l’ivrognerie à laquelle il se livrait pour, dit-il, noyer ses soucis après le décès de son épouse et la déception de la part de celle qu’il a épousée en secondes noces. Celle-ci aurait fui le toit conjugal en emportant tous les biens pour une destination inconnue, a-t-il soutenu.
Cet incivique a été transféré au parquet de grande instance de Lubumbashi pour instruction de son dossier judiciaire.

samedi 6 août 2011

Luzolo Bambi : «La condamnation d’Ibrahim Mangbama et de son fils confirme l’engagement du gouvernement contre l’impunité»

L’ex-chef rebelle Udjani Mangbama et son père Ibrahim Mangbama ont été condamnés à mort à la peine capitale, jeudi 4 août dans le procès des présumés commanditaires de l’insurrection de l’Equateur en novembre 2009. Le ministre de la justice, Luzolo Bambi, a salué, vendredi 5 août, ce verdict du tribunal militaire Garnison de Kinshasa-Gombe.
Selon lui, ce jugement confirme l’engagement du gouvernement dans la lutte contre l’impunité.
Le gouvernement reste ferme dans le principe de lutter contre l’impunité des toutes les infractions qu’elles soient générales ou spéciales, déclare le ministre de la justice.
Udjani et Ibrahim Mangbama ont été reconnus coupables d’avoir organisé un mouvement insurrectionnel contre le pouvoir établi.
L’ex-chef rebelle Udjani Mangbama, en cavale, a été condamné par défaut.

mardi 2 août 2011

Kinshasa: la présidente du Front républicain appelle à une candidature unique de l’opposition

Robertine Lupumba a été désignée ce lundi 1er août présidente du parti politique Front républicain. A cette occasion, elle a appelé tous les partis de l’opposition à proposer un candidat unique pour l’élection présidentielle de novembre.
Robertine Lupumba a estimé que l’opposition court le risque de perdre cette élection si elle présente plusieurs candidats.
Pour elle, Etienne Tshisekedi est le meilleur candidat de l’opposition.

Bukavu: un atelier de réflexion pour mettre fin à la justice populaire

Un atelier de réflexion a été organisé samedi 30 juillet à Bukavu au Sud-Kivu. Une quarantaine de personnes constituées des autorités municipales, des chefs des quartiers, des militaires, des policiers, des étudiants et membres de la société civile ont proposé des solutions pour mettre fin à la justice populaire caractérisée souvent par le lynchage.
Pour le colonel Jean-David Mwimba, qui représentait le commandant de la 10ème région militaire, chaque participant devra s’engager dans l’éducation, la sensibilisation, la vulgarisation de la loi dans toutes les couches de la société pour éradiquer ce phénomène « odieux ».
«Il faut non seulement enquêter et punir les auteurs de cet acte, mais aussi de financer les structures qui militent pour mettre fin à la justice populaire», a-t-il proposé.
Cet atelier a été organisé par la 10ème région militaire et l’Eglise du Christ au Congo, par le biais de son ministère chargé des réfugiés et des urgences (ECC-MERU).

Lubumbashi : La permanence de l’UDPS vandalisée?

    Selon des sources bien informées dans le chef-lieu de la province du Katanga, le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été attaqué, lundi 1er août vers 16 heures, par des individus qui appartiendraient à la Junafec (Jeunesse de l’Union des nationalistes fédéralistes du Congo). Samedi 30 juillet, plusieurs milliers des Lushois ont applaudi le leader de l’UDPS lors d’un meeting.
Qualifié unanimement d’«intolérance politique», l’incident dont question se serait produit aux environs de 16 heures locales. Selon des sources à Lubumbashi, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, un allié politique du président sortant «Joseph Kabila» a organisé lundi un «meeting motorisé» à travers cette ville. Kyungu qui est également président de l’Assemblée provinciale du Katanga aurait, dans son harangue, invité le corps électoral "katangais" à voter pour «Kabila».

«Après cette manifestation, raconte Patrick Kanku de l’UDPS-Benelux, des membres de la Junafec au nombre de vingt se sont dirigés sur l’avenue Kasa Vubu où se trouve la Permanence de l’UDPS. Bénéficiant de l’effet de surprise, ils se sont mis à lapider le bâtiment et les véhicules en stationnement.» Bilan : deux blessés graves et d’importants dégâts matériels. «Une bataille rangée s’en est suivie entre les assaillants et des «combattants» de l’UDPS». Se trouvant sur le lieu, l’UDPS Alexis Mutanda aurait apaisé les esprits en lançant un «appel au calme» aux protagonistes.

Si ces faits étaient confirmés, il faut dire que ce n’est la première fois que les "jeunes" de cette formation politique recourent à des pratiques dignes des partis fascistes. En janvier 2010, des membres de la Jeunesse de l’Union des nationalistes fédéralistes du Congo s’étaient rendu célèbre en passant à tabac quatre députés provinciaux. Ces parlementaires locaux avaient "osé" exiger un débat sur la gestion du questeur de l’Assemblée provinciale. Membre de la "Majorité présidentielle", Kyungu wa Kumwanza est un «intouchable».

En séjour au Katanga depuis vendredi 29 juillet, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a reçu un accueil triomphal de la part des Lushois. «Cette visite ne peut être perçue que comme un «acte de provocation» de la part des kabilistes purs et durs qui ont toujours clamé que cette région est le fief naturel du successeur de Mzee», commente un avocat Lushois. Celui-ci de rappeler que Kyungu avait promis au président sortant un score stalinien - plus de 90% - lors de la présidentielle prévue le 28 novembre prochain. "C’était sans compter avec le phénomène Tshisekedi", souligne le juriste.

«La gestion du Congo par des Congolais»

Samedi 30 juillet, Tshisekedi s’est adressé à des milliers des Lushois venus l’écouter. Dans son harangue, il a déployé de grands talents de pédagogue en invitant ses compatriotes à avoir de la «passion» pour leur pays et de «l’amour» envers leurs concitoyens. Pour lui, ce sont les deux conditions majeures pour sortir le Congo du coma. Après avoir égrené les «antivaleurs» qui ont «détruit» le pays (à savoir la mégestion, la corruption, le mensonge, la cupidité, les querelles fratricides), le leader de l’UDPS a invité chaque citoyen à opérer une sorte d’auto-révolution culturelle. «Le salut du Congo dépend de chacun de nous. Chaque de nous est responsable de l’avenir du Congo». Et d’ajouter : «Dès le 1er janvier 2012, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver la terre de nos ancêtres», dit-il. Joignant le geste à la parole, Tshisekedi d’inviter chaque citoyen à mettre sur papier les actes positifs qu’il compte poser, chaque jour, pour le pays. « A la fin de l’année, dit-il, faites votre propre bilan. Si celui-ci est positif, vous pouvez organiser un festin en abattant une chèvre». Pour «Tatu Etienne», la démocratie consiste à confier «la gestion du Congo aux Congolais».

A Lubumbashi, Tshisekedi s’est montré plein d’humilité mais cohérent avec ses convictions de social-démocrate en mettant un accent particulier sur l’amélioration de la qualité de vie de la population par la qualité des soins de santé et de l’éducation. Il a dit sa volonté de moderniser l’agriculture et les voies de communication pour créer l’abondance et lutter contre l’exode rural. «Après l’accueil populaire reçu par Tshisekedi à Lubumbashi, le clan kabiliste doit se poser des questions», commentait une source jointe au téléphone dans la capitale du cuivre. «C’est la morosité dans le camp kabiliste», croit savoir une source kinoise.

En attendant son retour à Kinshasa prévu lundi 8 août prochain, «Tshi-Tshi» poursuit son séjour dans l’ex-Shaba. Une chose paraît certaine : l’accueil reçu par le leader de l’UDPS dans la province du cuivre ébranle le mythe d’un «Joseph Kabila, l’homme politique le plus adulé au Katanga». On le voit, rien n’est encore joué...

S’agissant de l’incident survenu lundi à la Permanence de l’UDPS, il faut espérer que la police ne manquera pas d’ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités et donner une suite conforme aux lois en vigueur. Une mission quasi-impossible dans un Etat qui est tout sauf impartial.

lundi 1 août 2011

Vital Kamehre désigné et investi candidat à la présidentielle de 2011

C’est la résolution du premier congrès de l’Union pour la nation congolaise (UNC), tenu du 28 au 31 juillet à Kinshasa. Après quatre jours de travail, le parti cher à Vital Kamerhe place le social, l’emploi, et la reforme de l’armée et de la police parmi ses priorités.
Pour le porte-parole de l’UNC de la diaspora, Embroise Lumbala, si son parti gagne les élections de novembre 2011, il se penchera sur aussi sur la question de la double nationalité.
«Ce n’est pas le fait de vivre en dehors du Congo qu’on n’est plus congolais, nous allons résoudre le problème de la double nationalité. Nous avons soif du changement. Le vrai changement », a déclaré Embroise Lumbala.
Il a affirmé que l’UNC va également s’impliquer dans la sécurisation des frontières de la RDC.
«Pour y parvenir, nous allons travailler avec deux forces, la police et l’armée. Nous allons aussi faire quelque chose qui ne se fait pas. La police n’aura plus le droit d’arrêter et de juger quelqu’un » a-t-il ajouté.